Fiche biographique

Bridel, Philippe-Sirice (1757 - 1845)

Naissance
20.11.1757 à Begnins
Décès
20.05.1845 à Montreux
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Moudon
Nationalité
Suisse (VD)
Etat civil

Fils de Jean-Daniel-Rodolphe, pasteur, et d'Anne-Rachel Alibert. Frère de Jean-Louis-Philippe et de Samuel-Elisée. B. épouse Louise-Françoise Secretan, fille de Jean-Abram, conseiller et banneret du Pont à Lausanne.

Biographie

B. a fait d'abord ses études au collège de Moudon, puis de la théologie à l'académie de Lausanne et est consacré en 1781. Suffragant à Prilly en 1781, B. devient en 1785 précepteur du prince héréditaire de Brunswick, alors à Lausanne, qu'il accompagne lors d'un voyage en Suisse duquel il rapporte des matériaux pour ses oeuvres futures. "Pasteur de l'Eglise française de Bâle (1786-1796), de Château-d'Œx (jusqu'en 1805), de Montreux (jusqu'à sa mort). Doyen de la classe de Lausanne-Vevey (1811-1814), d'où le nom de "doyen Bridel". B. est surtout connu pour son intérêt pour le folklore, les traditions populaires, la géographie régionale, les sciences naturelles (il partage le goût de son frère Samuel-Elisée pour la botanique), la démographie (à la suite du recensement de 1798). Il est l'auteur de nombreuses œuvres littéraires, en prose et en vers, qu'il a pour la plupart rassemblées dans les Etrennes helvétiennes, almanach qu'il publia à partir de 1783 et qu'il remania à maintes reprises jusqu'à la parution du Conservateur suisse en treize volumes (1813-1831). [...] Il fut l'un des rares membres romands de la Société helvétique". Il a été également membre de l'Académie celtique dès mai 1807. "On doit encore à B., qui compta parmi les fondateurs de la Société d'histoire de la Suisse romande, un Glossaire du patois de la Suisse romande (1866)".

(source: tiré de Michel Grandjean, "Bridel, Philippe Sirice", in Dictionnaire historique de la Suisse, version du 12.01.2011, et de Albert de Montet, Dictionnaire biographique des Genevois et des Vaudois, p. 91-92)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

"B. puise son inspiration chez les grands auteurs alémaniques du XVIIIe s. (Gessner, Haller, Bodmer, Breitinger et surtout Lavater), qu'il adapte ou imite, et chez Rousseau (La Nouvelle Héloïse). Ses tentatives de créer une poésie nationale suisse d'expression française, où les Alpes constituent un thème dominant et où l'amour de la Suisse transcende l'identité cantonale, sont généralement jugées sévèrement, même si l'on peut, avec Gonzague de Reynold, discerner chez lui l'émergence de la poésie romande".

(source: extrait tiré de Michel Grandjean, "Bridel, Philippe Sirice", in Dictionnaire historique de la Suisse, version du 12.01.2011)

Certains de ses écrits ont été traduits en Allemand.

Fonctions publiques et privées
  • 1781 - 1786  suffragant à Prilly
  • 1786 - 1796  pasteur de l'Eglise française à Bâle
  • 1796 - 1805  pasteur à Château-d'Oex
  • 1805 - 1845  pasteur à Montreux
Sociétés et académies
  • Société helvétique (v. 1761-1797)
  • 1837 - 1845  Société d'histoire de la Suisse romande (1837-aujourd'hui)
Relations et contacts

Fonds d'archives

Bibliothèque cantonale et universitaire, Lausanne (BCUL), Fonds Bridel, Philippe-Sirice, IS  4177  +  divers;

Archives cantonales vaudoises (ACV), Fonds P Bridel.

Ecrits non publiés
Publications
Littérature secondaire