Fiche biographique

Pont-Wullyamoz [-Burnand], Marie-Louise-Françoise de (v. 1751 - 1814)

Naissance
v. 12.1751 à Lucens
Décès
29.08.1814 à Vienne (AT)
Confession
Catholique
Lieu d'origine
Moudon
Nationalité
Suisse (VD)
Etat civil

Bapt. le 17 décembre 1751 à Lucens. Protestante puis catholique. Fille de Barthélemy-Daniel, seigneur de Sepey près Vulliens, et de Sara-Salomé-Lucrèce née Henchoz. P. épouse en 1773 Jean-Isaac, de Saint-Saphorin et Lausanne, capitaine dans le régiment suisse d'Ernst au service de France. Enfant : Alphonse (1775-1847), baron de Pont-Wullyamoz, chambellan de l'empereur d'Autriche, conseiller aulique et secrétaire privé du prince de Metternich.

Biographie

"[Après avoir épousé Jean-Isaac Wullyamoz en 1773, P.] le suivit durant quelques années dans ses déplacements d'officier. Elle séjourna à Paris, où elle fut en contact avec la cour de Louis XV, en Angleterre et aux Pays-Bas. Un fils, Alphonse, naquit de cette union, trois ans avant le décès du capitaine qui s'éteignit en 1790. Veuve et chargée d'un enfant qu'elle idolâtrait, [P.] s'installa à Lausanne et entreprit de recourir à sa plume pour subsister [...] Partageant ses idées, [elle] fut souvent en contact avec le doyen Bridel, qui lui fournissait les renseignements historiques dont elle avait besoin [...] Sans doute pour égaler Mme de Montolieu, sa concurrente, [P.] s'adjugea encore le titre de baronne. Ce nom aristocratique lui fut certainement d'une grande utilité lorsque, en 1798, rejetant en bloc la démocratie et les idées nouvelles, elle s'exila en Autriche - un des derniers bastions des doctrines de l'Ancien Régime - et s'installa à Vienne avec son fils [...] Pour remédier à une situation financière critique, [P.] continue à écrire [et malgré ses problèmes d'argent, elle] parvint à fréquenter la cour et à inscrire Alphonse à l'Académie, puis à l'Ecole des pages, lui permettant ainsi de faire la brillante carrière qu'elle avait désiré pour lui. [P.] ne revint jamais en Suisse et, jusqu'à son décès, demeura fidèle à ses opinions politiques, espérant jours que les Bernois allaient récupérer le Pays de Vaud."
(source : extrait tiré de M. Dubois, "Le roman sentimental en Suisse romande (1780-1830)", in C. Jaquier (dir.), La sensibilité dans la Suisse des Lumières. Entre physiologie et morale, une qualité opportuniste, Genève : Slatkine, coll. Travaux sur la Suisse des Lumières 6, 2005, p. 167-256)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

Si P. écrit occasionellement pour le Journal littéraire de Lausanne dès 1793, elle en devient l'une des principales rédactrices à partir de 1795, assurant ainsi la partie littéraire, jusqu'à sa fermeture en fin d'année 1798. Elle a joui d'une certaine célébrité dans le Pays de Vaud en y cultivant la première l'anecdote historique.

Fonctions publiques et privées
  • 1795 - 1798  Rédactrice du Journal littéraire à Lausanne
Sociétés et académies
Relations et contacts

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