La séance débute par la synthèse de l'assemblée précédente que propose le comte de la Lippe. Celle-ci portait sur la nécessité de la religion pour un prince. Le comte retient surtout l'idée que la religion montre bien le sens et la nature des devoirs que sont ceux du prince par rapport à Dieu ainsi que face à ses sujets dont il est chargé de faire le bonheur. De plus la religion rend tout potentat sensible à la présence d'un supérieur au-dessus de lui auquel il devra rendre des comptes.
L'assemblée analyse ensuite un discours de l'abbé de Saint-Pierre au sujet de l'avarice. L'idée générale partagée par l'assemblée est que l'avare, supposé posséder une grande fortune, ne cherche à faire aucun bien à personne, il se contente de jouir de sa richesse en imagination se réjouissant juste d'en disposer selon son bon vouloir. L'avare est encore plus condamnable que le prodigue car il ne pense jamais à faire aucun bien à la société ou à son entourage, ses pensées étant en permanence rapportées sur lui-même et ses propres biens.