Le comte de la Lippe entame le résumé de la séance précédente. L'homme est fait pour la société car Dieu l'a voulu tel. Il l'a notamment doté d'un langage afin de communiquer avec les autres hommes. Ainsi, afin que l'homme soit heureux et parvienne à son propre but, il lui faut vivre en société et pratiquer une juste sociabilité non seulement pour son propre avantage et bonheur, mais également pour celui des autres.
C'est Seigneux de Correvon qui entretiendra la société avec un discours sur l'utilité de la religion pour le prince, le recteur Polier de Bottens, qui devait donner la suite du discours sur les sociétés, n'étant pas présent. On peut dire que la teneur du discours du boursier Seigneux se trouve généreusement résumée au § 16 où il est dit: que Dieu a élevé la figure des rois au rang de gardiens du dépôt des lois divines et humaines. Le rôle des monarques est alors d'assurer le bonheur des peuples qu'ils gouvernent. Plus un souverain sera religieux et aura une perception fine des devoirs qui lui incombent et plus il aura à cœur de remplir sa tâche avec diligence et suprême application. L'accent sur l'idée de "devoir" est évidemment primordiale, il ne s'agit pas pour le souverain d'appliquer d'obscurs dogmes théologiques, mais en suivant la morale chrétienne de perfectionner constamment l'exigence humaine qui découle de ses fonctions.