Le comte entame le résumé de la séance précédente qui portait sur la lecture d'un chapitre de l'"Anti-Machiavel" dont le sujet était la flatterie. Toute l'assemblée met en garde le comte de Lippe contre les flatteurs et celui-ci avoue son étonnement en songeant qu'en Europe aucune cour ne souligne à son prince ses défauts.
L'objectif du texte de l'abbé de St-Pierre, comme il est dit en introduction, est de nous faire parvenir au paradis "par un chemin semé de fleurs". Pour ce faire, il ne faut jamais oublier, au quotidien, le but où doit nous mener notre vie terrestre, or le meilleur moyen d'atteindre celui-ci, d'après l'abbé de St-Pierre, est la pratique de la bienfaisance. Les meilleurs plaisirs sont ceux que l'on obtient en aidant les autres, par ailleurs les plaisirs n'agissent que sur notre esprit et c'est Dieu qui en définit l'intensité. Pratiquer la bienfaisance permet donc de pratiquer tous les plaisirs s'y référant en y joignant "l'espérance d'un bonheur sans fin". A la suite de l'exposé, l'assemblée souligne que ce sont surtout les plaisirs "innocents" qui sont dignes de l'homme, et rejette implicitement l'optimisme de l'abbé de St-Pierre, en rappelant que ce sont les individus qui ce seront rendus parfaits qui entreront en Paradis. Par ailleurs, différents orateurs rappellent que l'objectif que recherche l'abbé de St-Pierre est de proposer une voie pour le paradis dans un monde "mondain" et non de pratiquer la mortification vis-à-vis du plaisir en espérant acquérir, au final, le royaume des cieux.