Le marquis du Lignon lit à l'assemblée une lettre de Gordon où celui-ci légitime le meurtre de César par Brutus et les autres conjurés romains. Pour Gordon, César a violé les "Droits de la Nature, et de sa Patrie" en rendant ses concitoyens esclaves. Tout le pouvoir que le général romain avait accumulé il l'a retourné contre le peuple afin de l'opprimer. L'action de César n'aurait jamais été remise en question si de tout temps il n'y avait pas eu "d'horribles flatteurs du pouvoir arbitraire".
Les membres de l'assemblée sont partagés sur cette question, ce qui laisse voir le spectre des attentes politiques de l'époque. Pour le lieutenant Ballival, l'action de César était parfaitement impie et injuste. Les particuliers ne doivent jamais s'en prendre à leurs magistrats. Loys de Bochat paraît même prêt à défendre l'absolutisme par cette remarque: "En France tandis qu’on a cru être en droit d’examiner la conduite du Souverain, et agir contre lui lorsqu’on trouvoit qu’il avoit violé les Droits du Peuple, cette Nation a été malheureuse. Dès qu’on a oté ce prétendu Droit au Peuple, cette Nation a été plus heureuse, par raport à chaque Particulier." Le discours de Polier de Bottens est plus équivoque: sans soutenir délibéremment les conjurés romains, il rejette l'absolutisme de Loys de Bochat. Quant au professeur Dapples, celui-ci approuve finalement l'action de Brutus en argumentant à l'aide de concepts empruntés au droit naturel et soulignant que l'entreprise de César renversait la forme de gouvernement républicaine ce qui l'exposait à une action de la part du peuple; le contrat social ayant été brisé.