Fiche biographique

Staël [-Necker], Germaine de (1766 - 1817)

Naissance
22.04.1766 à Paris
Décès
14.07.1817 à Paris
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Nationalité
Suisse (GE)
Etat civil

Coppet; Paris

Biographie
Commentaires sur son oeuvre/ses écrits
Fonctions publiques et privées
Sociétés et académies
  • Groupe de Coppet
Séjours à l'étranger

Italie (1804-1805) - Vienne (1808) - long périple pour l'Angleterre en passant par l'Autriche, la Russie et la Suède (1812-1813)

Relations et contacts

Note

  Public

"de Genève. Fille de Jacques Necker et de Suzanne Necker. Cousine d'Albertine Necker et de Jacques Necker. ∞ 1) 1786 Eric-Magnus de S.-Holstein, baron et ambassadeur de Suède en France, 2) 1816 Albert Rocca, dit John, ancien officier dans l'armée française, de Genève (mariage secret). Sa formation est dominée par la figure du père et le salon parisien de sa mère, où S. côtoie de grands auteurs. Une fois mariée, elle ouvre son propre salon, très actif avant la Révolution française. Les événements de 1789 promettent à ses yeux une liberté qu'elle souhaite ardemment. Par l'intermédiaire de ses amis, dont le comte Louis Marie de Narbonne-Lara, elle joue un rôle politique non négligeable. Echappant aux massacres de septembre 1792, elle passe les années suivantes à Coppet et à Genève. S. revient à Paris après la Terreur, en compagnie de Benjamin Constant, qu'elle a rencontré en 1794 à Lausanne; écrivaine engagée, républicaine modérée, elle s'oppose à la réaction monarchique et au jacobinisme. Désapprouvant toute conquête, elle tente d'empêcher celle de la Suisse en 1798. Le Consulat lui donne d'abord l'espoir d'un régime plus stable que le Directoire, mais elle déchante vite: Bonaparte ne tolère aucune critique, s'en prend à la liberté de la presse et à celle des assemblées. Les journaux français réservent un mauvais accueil à De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800) et à Delphine (1802). En octobre 1803, elle est exilée à quarante lieues de Paris. Le château familial de Coppet devient un refuge et un haut lieu de la vie intellectuelle de l'époque. Le noyau de penseurs remarquables qui se réunit autour d'elle ("groupe de Coppet") comprend notamment Constant, Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi, Prosper de Barante, August Wilhelm Schlegel, Charles-Victor de Bonstetten. (...) Corinne ou l'Italie, paru en 1807 et dans lequel S. ne dit rien des exploits de l'empereur, soulève sa colère. De l'Allemagne est condamné au pilon en 1810 comme antifrançais. (...) La chute de l'Empire lui permet de revenir à Paris, en mai 1814, mais elle se réfugie à nouveau à Coppet pendant les Cent-Jours. Elle refuse en effet, contrairement à Constant et à Sismondi, de se rallier à Napoléon. Elle reprend ensuite son salon. (...) A partir de la fin du XVIIIe s. et malgré les préjugés reléguant son sexe à un rôle moins en vue, S. marque la vie politique et culturelle française. Le succès de ses œuvres, le rayonnement de sa pensée, sa forte personnalité et les persécutions dont elle est victime font d'elle une héroïne dans toute l'Europe." (source: extrait tiré de Etienne Hofmann, "Staël, Germaine de", in DHS, url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16051.php, version 26.04.2010)

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Littérature secondaire