Fiche biographique

Muralt, Beat Ludwig von (v. 1665 - 1749)

Naissance
v. 01.1665 à Berne
Décès
20.11.1749 à Colombier
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Berne
Nationalité
Suisse (BE)
Etat civil

Bapt. le 9 janvier 1665 à Berne. Nom francisé : Béat Louis de Muralt. Fils de Franz Ludwig (1638-1684), membre du Grand Conseil, général de brigade, et de Salome née Stürler. M. épouse en premières noces Margarete von Wattenwyl en 1699, fille de Niklaus, du Grand Conseil de Berne, seigneur d'Oberdiessbach et Jegenstorf, et en secondes noces Anna Cleophea Rahn en 1737, fille de Hans Jakob, bailli zurichois.

Biographie

"Etudes de droit et de théologie à Genève dès 1681. M. entra au service de France après 1690 comme capitaine des Gardes suisses à Versailles. Durant un voyage qui le conduisit en France, à Londres et aux Provinces-Unies en 1694-1695, M. écrivit des Lettres sur les sociétés française et anglaise, publiées en 1725 à Paris sous une forme remaniée. Piétiste et représentant précoce des Lumières, M. entra en conflit avec l'Eglise de Berne, ce qui l'amena à continuer ses travaux philosophiques dès 1702 sur les terres de sa femme à Colombier (NE)."
(source : extrait tiré de C. Müller, "Muralt, Béat Louis de", in Dictionnaire historique de la Suisse, version du 21.10.2010)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

"Dans ses Lettres, M. attribuait aux Anglais un "bon sens" libéral, tandis qu'il taxait de superficiel le "bel esprit" de l'aristocratie française. Il recommandait à ses concitoyens de ne pas se laisser corrompre par les voyages et contribua ainsi au mythe de l'indépendance et de la pureté originelles de la Suisse. Selon lui, l'individu devait assumer une responsabilité personnelle face à la Providence et rester à l'écart des conceptions cléricales et aristocratiques. Marivaux et Voltaire reprirent les théories de M. sur les caractères nationaux, lesquelles furent d'ailleurs accueillies par d'autres illustres représentants des Lumières, en particulier Jean-Jacques Rousseau, Albert de Haller, Johann Jakob Bodmer, Johann Christoph Gottsched, Johann Gottfried Herder, sans oublier Gotthold Ephraim Lessing. Les œuvres postérieures de M., mystico-piétistes (Lettres fanatiques, 1739; Fables nouvelles, 1753), furent beaucoup moins connues. L'université de Berne préparait en 2008 une édition du fonds manuscrit qu'il a laissé."
(source : extrait tiré de C. Müller, "Muralt, Béat Louis de", in Dictionnaire historique de la Suisse, version du 21.10.2010)

Fonctions publiques et privées
  • v. 1690 - ?  Capitaine à Service de France (Gardes suisses)
Sociétés et académies
Relations et contacts
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