Fiche biographique

Necker [-Curchod], Suzanne (v. 1737 - 1794)

Naissance
v. 06.1737 à Crassier
Décès
15.05.1794 à Lausanne
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Lausanne
Nationalité
Suisse (VD)
Etat civil

Bapt. le 02.06.1737 Fille de Louis Antoine Curchod, pasteur, et de Madeleine née d'Albert de Nasse, de Montélimar. C. épouse en 1764 Jacques N. (1732-1804). De ce mariage est issue une fille unique : Germaine, la célèbre Mme de Staël.

Biographie

"N. fut éduquée par son père (sciences, langues modernes et anciennes). Elle travailla dès 1760 comme gouvernante à Genève, dans la famille de Mme de Vermenoux, qu'elle suivit à Paris où elle rencontra son futur époux. Dès 1765, elle tint un salon ouvert aux littérateurs, aux philosophes et aux encyclopédistes mais aussi aux gens de cour et de pouvoir [...] En 1790, N. se retira avec son mari dans leur château de Coppet."
(source : extrait tiré de V. Cossy, "Necker [-Curchod], Suzanne", in Dictionnaire historique de la Suisse, version du 02.11.2010)

N. entretient une passion romanesque avec l’historien anglais Edward Gibbon. Elle le rencontre en 1757 et ce dernier tombe éperdument amoureux d’elle. Il la demande en mariage en novembre de cette année, et bien que touchée par cette demande et par la passion que lui porte l’Anglais, N. le fait languir plusieurs mois sans lui donner de réponse définitive. Les sentiments de Gibbon pour elle s’étiolent, mais après quelques échanges de lettres houleux, elle accepte la demande de l'historien en mars 1758. Néanmoins, Gibbon, pour qui N. ressent désormais une forte passion, a besoin du consentement de son père, lequel s’oppose vigoureusement à ce projet. Peu après, il rompt les fiançailles et met fin à cette relation, sans oser avouer à N. la raison principale de cette rupture, à savoir qu’il ne l’aime plus. N. aura besoin de plusieurs années pour s’en remettre.
(source : informations tirées de E. Gibbon, Le journal de Gibbon à Lausanne: 17 août 1763 - 19 avril 1764, Lausanne : F. Rouge, 1945, p.281-304)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

"[N.] était une femme fort cultivée et a laissé diverses publication. Son salon devint bientôt le lieu de réuion des hommes de lettres et des savants les plus illustres de France. Elle se signala aussi par sa bienfaisance et fonda à Paris, en 1778, un Hospice qui a conservé son nom."
(source extait tiré de Collectif, Recueil de généalogies vaudoises, Lausanne : Payot, 1950, vol. 3, p. 71-72)

Fonctions publiques et privées
  • 1760 - ?  Gouvernante à Genève
Sociétés et académies
Relations et contacts

Fonds d'archives

Bibliothèque cantonale et universitaire (BCUL), Fonds Suzanne Curchod-Necker.

Publications
Littérature primaire
Littérature secondaire