Fiche biographique

Montolieu, Frédéric-Charles, baron de

Naissance
30.09.1704
Décès
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Languedoc
Nationalité
Français
Etat civil

Fils de Louis de Montolieu et Susanne de Pelissier, originaire de Nîmes. Frère d'Alexandre, lieutenant dans le régiment du comte de Dohna, tué dans une affaire d'honneur; Susanne mariée seigneur des Belville, au service du roi de Prusse; Marie mariée au baron de Forcade.
M. épouse le 10 juin 1725 à Berlin Anne de Galhac, dont il a un fils unique, Louis (1727-?).

Biographie

M. "jugea à propos de quitter le nom de St. Hyppolite, comme le titre d’une terre, à laquelle il n’a plus d’espérance, et que possède l’aîné de sa maison en France. [...] Il eut, dès le berceau, la patente de lieutenant dans le régiment de Rhebinder au service du roi de Sardaigne; mais devenu, par la mort fâcheuse de son frère Alexandre, fils unique, son père l’envoya voyager, et passant à Turin, il y obtint sa démission. De retour de ses voyages en 1724 il fut honoré de la clef de chambellan du roi de Prusse. Il se maria en 1725 ayant eu l’honeur de suivre le roi, son maître, en 1728 en Saxe; il reçut au retour la croix de l’Ordre de la Générosité. En 1731 il quitta Berlin, and séjourna jusqu’à 1734 à Londres, d’où il se rendit, par la permission du Sérénissime Prince Eugène de Savoie, à l’armée impériale du Rhin, où il fit la prémière campagne en volontaire, attaché à la suite de ce prince. S'y étant fait connoitre avantageusement du duc règnant Charles Alexandre de Würtemberg, ce prince le fit son gentilhomme de la Chambre le 8 d'octobre 1734. En 1736 S. A. S. le fit son conseiller privé des légations, et l'envoya prendre possession de la Principauté de Montbéliard, évacuée par la France en vertu de la paix. Il fut employé ensuite dans plusieurs commissions aux Cours Palatine and de Bade-Dourlac, et à Ratisbonne au mois de janvier 1737. Il fut fait gouverneur des deux princes cadets de Würtemberg. Le duc, son maître, étant mort le 17 mars de la mème année, il fut un des principaux instruments de l'accommodement, qui se conclut, au mois de novembre, entre les parties dissidentes de l'administration et de la tutelle; service qui lui valut le Cordon de l'Ordre de St Hubert, le caractère de conseiller privé d'Etat, et la charge de président du Conseil de la Principauté de Montbéliard. Il fut à peine un an dans cet emploi, que la princesse héréditaire douairière de Würtemberg, née princesse royale de Prusse, le requit de travailler à ajuster les différends, qui règnaient depuis sept ans au sujet de son douaire. Les ayant arrangés en trois mois de temps, cette princesse requit le duc régent de lui permettre d'entrer à son service, comme grand-maître de sa maison. La demande fut accordée; mais cet établissement ne fut pas de durée, et il est actuellement grand-maître de la duchesse dernière doüairière de Würtemberg, qui en conséquence des anciens services, qu'il lui avoit rendus, lors du susdit accommodement, lui a conféré cette charge par des lettres patentes du 3 février 1741."

(source: Supplément au Dictionnaire historique, géographique, généalogique, &c. des éditions de Basle de 1732 & 1733, tome troisieme, Bâle: chez la Veuve de Jean Christ, 1745, p. 366; orthographe modernisée)

M. arrive à Vevey accompagné de son épouse en 1749.

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