Fiche biographique

Cazenove d'Arlens [-Constant d'Hermenches], Constance de (1755 - 1825)

Naissance
16.08.1755 à Lausanne
Décès
12.03.1825 à Lausanne
Confession
Protestant
Lieu d'origine
Nationalité
Suisse (VD)
Etat civil

Constance Louise. Fille de David-Louis Constant d'Hermenches (1722-1785) et de Louise-Anna-Jeanne-Françoise née de Seigneux (1715-1772). Sœur de Rose (1754-1754), de Guillaume Anne (1750-1838) et demi-sœur d'Auguste (1777-1862). Nièce de Marc-Samuel de Constant. Cousine de Rosalie de Constant. C. épouse le 8 décembre 1785 Marc-Antoine Cazenove d'Arlens (1748-1822), colonel au service de la Hollande, puis de la France. Enfants : Laure, Henri, lieutenant pour le 4ème régiment de chasseurs wurtembergois, lieutenant aux hussards du Haut-Rhin et chevalier de la Légion d'honneur.

Biographie

C. côtoie dès son enfance le cercle restreint de la Société du Bourg. Témoin de l'indépendance du peuple vaudois et de la République helvétique, elle regrette l'Ancien Régime comme de nombreux vaudois et développe une grande admiration pour la société anglaise. C. rencontre et se lie d'amitié avec de nombreuses personnalités étrangères comme les Lameth, la duchesse de Biron, Mme de Genlis ou le général Montesquiou. C. tient quelques rôles secondaires au côté de son mari dans des drames écrits par Mme de Staël, amie de longue date. C. voyage à Paris et à Lyon en 1803, expédition dont elle consigne les détails dans un journal destiné à Rosalie de Constant, offrant ainsi un témoignage de la vie culturelle et politique de ces deux villes et de leurs liens avec la Suisse durant cette époque mouvementée. C. meurt quelques années seulement après son mari, tracassée par le destin incertain de ses enfants et sa situation fiancière fragile.
(source : informations tirées de C. Cazenove D'Arlens, Journal de Mme de Cazenove d'Arlens (février-avril 1803) : Deux mois à Paris et à Lyon sous le consulat, 1903, p. VII-XXXVI)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

"[Comme] tant d'autres, Mme d'Arlens décrit des héros chevaleresques, des amantes délaissées, des vieillards surhumains, des Anglais chimériques. Elle a même une déception, lors de son voyage d'Angleterre en 1802, à voir les Anglais si différents de ce qu'elle s'était imaginé. Alfred, ou le Manoir de Warwick, les Orphelins de Flower-Garden, le Château de Bothwell, ou l'Héritier, telle ou telle de ses oeuvres ne ressemble guère à la réalité et elle en conclut qu'elle renonce à écrire [...] Mais elle ne tient pas sa promesse, et elle continua d'écrire presque jusqu'à sa mort, sans qu'il soit loisible de croire que la littérature ait jamais été pour elle un gagne-pain."
(source : extrait tiré de C. Cazenove D'Arlens, Journal de Mme de Cazenove d'Arlens (février-avril 1803) : Deux mois à Paris et à Lyon sous le consulat, 1903, p. XX-XXI)

Fonctions publiques et privées
Sociétés et académies
  • Cercle de la Rue de Bourg - Lausanne (1761-1803)
Relations et contacts

Fonds d'archives
Publications
Littérature secondaire