Fiche biographique

Heubach, Jean-Pierre (1736 - 1799)

Naissance
08.11.1736 à Mainbernheim (DE)
Décès
18.11.1799 à Lausanne
Confession
Lieu d'origine
Renens
Nationalité
Allemand
Etat civil

Fils de Jean-Nicolas, relieur, et de Marie-Ursule née Kötter. H. épouse, le 16 novembre 1762, Louise Borel, fille de Paul et d'Anne née Barte. Hors marriage, H. a de Marianne Chatelan de Bretigny 4 enfants : Antoinette Sophie Elisabeth (1781-?), Anne-Louise-Charlotte (1786-?), les jumelles Julie-Suzanne-Adélaïde et Catherine-Louise-Henriette (1788-?). Bourgeois de Renens (1760).

Biographie

Originaire d’Allemagne, H. y apprend le métier de son père, relieur. Il arrive en 1759 à Lausanne et il est fait bourgeois de la commune de Renens (1760). Il y exerce dès lors sa profession de relieur puis, à Lausanne, celle de libraire. Ses affaires étant florissantes, H. achète, en 1765, une maison dans un quartier central de Lausanne qu’il ne quittera jamais : il y installe son atelier de reliure et ses assortiments de livres. Souhaitant jouir d’une troisième source de revenu, H. entame les démarches administratives pour devenir imprimeur en 1767. Il est tout d’abord confronté à plusieurs refus de LL.EE., mais en 1768, il rachète l’imprimerie et les outils de Jean Zimmerli, alors en fin de carrière. Entre temps, H. s’associe avec le libraire genevois Marc Chapuis (1767) pour fonder la société « Jean-Pierre Heubach et Cie. » (nommée « Marc Chapuis et Cie » dans la République genevoise). Ladite société est dissoute en 1770 après le départ à la retraite de Chapuis. Dès 1769, H. s’intéresse à la Société typographique de Neuchâtel et prend contact avec le banneret Frédéric-Samuel Ostervald qui la dirige : les relations commerciales, parfois houleuses, entre H. et la Société dureront jusqu’à sa dissolution, en 1788. Vers 1770, la situation financière de H. n’est pas brillante, et en 1772, il est gravement affaibli par une maladie, sa santé sera vacillante dès lors. Dès 1773, le travail abonde pour H., il nourrit peu à peu l’idée de fonder une Société typographique de Lausanne : cette période est la plus fructueuse de sa vie. En 1774 la Société voit le jour : un accord commercial avec la Société typographique de Neuchâtel est signé. En parallèle, dès 1778, H. est membre de la Confédération typographique, alliant les Sociétés de Berne, Lausanne et Neuchâtel. La Société typographique de Lausanne est dissoute en 1783, suivie de près par la Confédération en 1784. H. fonde alors la Société «Heubach et Cie » en 1783: rapidement, des collaborations fructueuse se créent, la plus notable étant celle avec la Nouvelle société typographique de Berne. En 1789, la Société «Heubach et Cie » est dissoute, marquant le début du déclin du libraire. Après une courte association avec Victor Durand sous le nom de « Heubach, Durand et Cie » (1789-1791), H. fonde une dernière fois la société « Heubach et Cie » qui sera dissoute en 1796, à la suite de quoi il vend sa maison lausannoise à son neuveu Jean-André Fischer qui reprendra son activité. Il y habite et exerce son acitivité de libraire jusqu'à sa mort en 1799.
(source : informations tirées de M. Bovard-Schmidt, "Jean-Pierre Heubach, un imprimeur lausannois du XVIIIe siècle", in Revue historique vaudoise, 74, 1966, p. 1-56)

Commentaires sur son oeuvre/ses écrits

"[Aucun] ouvrage sorti de l'atelier Heubach ne suscite l'admiration du bibliophile. Même la Sainte Bible de 1777, avec sa jolie reliure de cuir, présente bien des imperfections typographiques. Elle compte pourtant parmi les plus belles oeuvre de l'imprimeur. D'une façon générale, le lecteur désirerait plus de minutie dans l'exécution, plus de goût et d'harmonie dans la mise en page, plus de recherche, voire d'opulence dans la présentation [...] La médiocrité de ses éditions ne lui permet certes pas de se mesurer à des artistes de renommée européenne, tels que Baskerville ou Didot. Toutefois, dans le cadre restreint de l'imprimerie romande, Heubach n'est guère inférieur à ses concurrents. L'intérêt de son oeuvre ne réside donc pas dans la qualité de ses productions. C'est plutôt par ses talents d'organisateur, par l'émulation qu'il a su créer en Suisse occidentale en formant diverses associations typographiques, que l'imprimeur mérite, aujourd'hui encore, l'attention des Lausannois attachés au passé de leur ville."
(source : extrait tiré de M. Bovard-Schmidt, "Jean-Pierre Heubach, un imprimeur lausannois du XVIIIe siècle", in Revue historique vaudoise, 74, 1966, p. 56)

Fonctions publiques et privées
  • 1767 - 1770  Directeur de la Société Jeann-Pierre Heubach et Cie à Lausanne
  • 1783 - 1789  Directeur de la Société Heubach et Cie à Lausanne
  • 1789 - 1791  Associé de la Société Heubach, Durand et Cie à Lausanne
  • 1791 - 1796  Directeur de la Société Heubach et Cie à Lausanne
Sociétés et académies
  • 1774 - 1783  Société économique - Aigle (1761-1764)
Relations et contacts

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